Les hommes de ma vie 1/10: l’amoureux de la maternelle

N’en déplaise aux experts en typologies (P.C-G. c’est toi que je vise), aux féministes, ou aux hommes, je me lance: typologie des hommes – rien que ça. Quand ils ne sortent pas directement de mon imagination fertile, j’ai changé leurs noms. Sinon après je me fais des ennemis.

Episode 1: l’amoureux de la maternelle

Quand on a 4 ans, la vie est quand même nettement plus facile.

Pas d’heures passées en maquillage, en choix de tenue « un peu sexy mais pas trop, genre j’ai pas du tout fait attention alors qu’en fait c’est hyper sophistiqué, qui dit que je suis intelligente mais pas chiante, respectable mais pas coincée », en élaboration de stratagèmes dignes de Clausewitz appliqué à la vie sentimentale, en rédaction de textos minutés, en analyse de points de suspensions, en rencards dignes d’entretiens d’embauches chez les plus grosses multinationales.

Non, à 4 ans, tu as un amoureux. Il s’appelle Rémi, il est blond, il a un pull vert fluo (c’est les années 90), il te fait des bisous dans le cou, il met son matelas à côté du tien, pour la sieste.

Bon, après, faut pas être trop regardant, il fait aussi des bisous dans le cou d’Elise et il peut arriver qu’il te balance un jouet dans la gueule. Mais tout ça c’est pas méchant.

Autre avantage d’avoir 4 ans : quand soudain lui et sa famille déménagent à Montpellier (incroyable le nombre de souvenirs que j’ai de ma vie à 4 ans), tu as le cœur brisé de la séparation pendant environ 7 minutes. Après, c’est l’heure du goûter, du verre de lait et de la tartine de confiture, et pfffiout, terminé le chagrin d’amour.

Imaginez la facilité de la vie si on pouvait se comporter avec les hommes comme si on avait 4 ans. Fondamentalement c’est la solution à tous nos problèmes : nos actions sont nettement moins orientées par les diktats sociaux imposés au fur et à mesure des années par un lavage de cerveau mysogino-consumériste, notre mémoire contient assez d’espace pour se rappeler de son prénom et de l’heure du goûter, donc pas d’années passées chez le psy à analyser une bribe de conversation.

Bon, bien évidemment, c’est réducteur, et à 4 ans, il te manque la composante qui nous fait tous nous maintenir en vie, et renoncer à plonger la tête la première sous le premier train qui passe : le sexe.

Remarquez, les bisous dans le cou, ça se fait plus trop passée la vingtaine, c’est dommage.

3 réflexions sur “Les hommes de ma vie 1/10: l’amoureux de la maternelle

  1. Pingback: Les hommes de ma vie 2/10: le rebelle « Non je ne suis pas une dinde superficielle

  2. J’en profite pour faire une spéciale dédicace à ton petit copain de dernière année de maternelle et son insulte suprême : « tes parents, ils sont tellement sexuels, qu’ils ont fait une fille qui pue du cul »

  3. Pingback: Double – diète (it’s a thing) « Non je ne suis pas une dinde superficielle

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